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Posted by psppander sur janvier 12, 2008

La Société du Code Pénal Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par BigUpRouya   
16-12-2007
Depuis 150 ans, les salariés et le peuple sont soumis au régime politique du despotisme « démocratique ». Dans les faits c'est le régime des Devoirs de l'homme substitué à celuides Droits de l'homme. Sur le plan du droit positif cela se traduit par la primauté effective du Code Pénal sur le Code Civil. La règle pratique n'est plus « tout ce qui n'est pas interdit est autorisé » mais, à l'inverse, « tout ce qui n'est pas autorisé est interdit ». Seulement, nos juristes obtus et vicieux n'ont même pas la pudeur de refondre et simplifier tous les textes officiels en prenant en compte ce retournenemnt de toute la tradition civilisée dans le sens néo-barbare, qui caractérise l'état de choses actuel.

Liberté

« On est quand même en démocratie », « on a le droit de s'exprimer », etc… C'est ce que chante quelques naïfs inoffensifs, qui reprennent le refrain lancé par d'autres roublards redoutables. La seule choses sensée à tirer de ces insanités, c'est que le despotisme démocratique se soutient fondamentalement de lui même jusqu'a ce qu'il craque, et que le peuple est endormi jusqu'a ce qu'il se réveille.
Effectivement, le système en place du capitalisme parasitaire maintient spontanément le peuple dans un état d'humiliation et d'insécurité qui l'enferme dans l'impuissance et la désillusion. Faut-il pour autant idéaliser un tel ordre social lamentable? Bredouiller « On est quand même en démocratie » ne peut signifier que deux choses: primo, « ça pourrait être pire » donc je choisis de me taire et je suis fier d'être un lâche ; secundo, « ça ne pourrait guère être mieux », donc je n'ai rien à dire et je me vante d'être un abruti. Moralité à quatre sous : quel bonheur de ne pas se compter dans les « exclus » qui dorment dans les gares, ou parmis les « inclus » hébergés dans les prisons-Bouygues!
Ce qu'il y a de plus sérieux, c'est que le despotisme démocratique mène inéluctablement à une situation d'avant-guerre ou une situation pré-révolutionnaire ou l'atmosphère « d'Union Sacrée » aidant alors, il sera réellement question à ce moment d'instaurer un « régime spécial de restriction des libertés », prévu dans le Code. Ce jour là, il y en aura toujours qui changerons de disque et viendrons nous chanter « tout va très bien madame la marquise, soyons contents de rester entiers, d'autres se font trouer la peau ».
Notre fameuse liberté, c'est donc de ne pas broncher, et elle est consignée dans le Code Pénal. N'oublions pas cependant que le Code du Travail et le Droit Administratif confortent gaillardement le despotisme démocratique.

Lumières

Les lumières, c'est-à-dire ce qui a vocation de former et informer nos petites têtes, c'est l'École et la Presse qui en revendique le privilège. Qu'est-ce que ça donne dans notre démocratie dictatoriale? Étant entendu que ce que l'on désigne traditionnellement sous le nom de « presse » comprends de nos jours l'ensemble des « média », télé en tête, dans l'état actuel, le couple École-Presse n'a qu'une fonction : le viol des foules comme organe des ténèbres.

École
L'école présente est essentiellement une institution disciplinaire. La première discipline enseignée est « savoir se vendre », la servilité et la duplicité. Pour remplir cette mission, l'école se fait le lieu où l'instruction tue l'intellignece ; elle glorifie de se restreindre rigoureusement aux opérations de gavage en vue du « diplôme ». C'est l'horrible « laïcité » qui signifie : danns nos murs, toute question de spiritualité, d'idéal, est interdite. l'école est donc un double de la « Grande Muette », « neutre » comme la caserne vis-à-vis de toute pensée vivante authentique. C'est ce qui fait de l'école caporalisée un royaume « austère », répulsif et fatiguant.

Presse
Heureusement existe l'autre foyer de lumière obscurantiste, presse et télé, royaume compensateur du « licencieux », attractif et prodigue d'évasion.
les Média actuels sont essentiellements prostitués. C'est l'horrible « liberté » de l'information. d'abord c'est le déluge « distrayant » de faits divers, chiens écrasés, incidents biographiques de « vedettes » en tous genres ; ceci enchaïne avec les « variétés », où le porno alterne avec Cendrillon et les gangsters avec Zorro ; le clou du délassement est cependant avec le Mondial et la Roue de la Fortune. Mais c'est la fonction de manipulation idéologique qui est la mission fondamentale des média : au travers du flot intarissable des commérages de politicaillerie, il s'agit à la fois d'engluer la « masse » dans des considérations qui ne la concernne nullement et de l'amener à « prendre parti » dans la guerre des gangs dominants. Diviser pour régner ! Diversion c'est domination !

Association

Les conditions matérielles d'insécurité et d'humiliation qui sont faites au peuple dans le cadre actuel néo-barbare, ces conditions suffisent à paralyser à la base tout « droit » éventuel du peuple. Les conditions intellectuelles de ce même ordre, Presse vendue et École imbécile, ces conditions organient le dévoiement de tout « droit » éventuel du peuple.
Resterait la seule issue de l'Association : c'est-à-dire que les personnes du peuple elles-mêmes, quoique dépourvues de temps, de culture et d'argent, fassent jouer le génie collectif pour faire percer quelque chose ressemblant à un « droit » du peuple.. Mais c'est là que les choses sérieuse, ce que les tyrans « républicains » qui tiennent les commandes craignent comme la peste, ce qui les conduit à rappeler brutalement le peuple à ses « devoirs », en soumettant le droit d'association aux conditions juridiques qui sont celles de l'État policier.
Mais le despotisme démocratique réussit ce tour de force qui consiste à nommer « droits » ce qu'il impose comme « devoirs » et, finalement, à n'avoir à montrer sa force que pour ne pas s'en servir car non seulement il autorise, mais encourage même toutes les associations possibles et imaginables, à la seule mais décisive condition qu'elles rendent un hommage préalable au Code Pénal. De telles associations, à priori « assermentées » au régime, peuvent alors felurir à volonté: syndicats, partis, organisations humanitaires, etc … Il n'y a de limite à la débauche associative que le montant des subventions officielles et des dons des gens qui « comptent », à se partager avec, à la clef, les sinécures de « permanents » et autres « planques » que procurent les « ralations ». Dans ces conditions, l'association juugée dangereuse dans l'absolu, devient très avantageuse au despotisme démocratique : d'abord, s'agitant pour ne pas agir, s'adonnent à des simagrées qui « animent » l'ordre décadent, elle occupe le terrain social et représente un réseau de « kapos » dans la masse, qui donnent à chaque instant le niveau de la « température qui y régne à la Préfecture de Police ; ensuite, par la foire d'empoigne que l'association assermentée organise pour les postes de porte-serviette et les livrées de laquais, la masse harcelée pour payer son timbre par des sectes concurrentes qui promettent de la « défendre », se voit solidement rivée dans son impuissance.

Réunion
La forme la plus élémentaire de l'association est la réunion. Le Code Pénal veille tout particulièrement à faire la chasse à ce qu'il nomme « réunion illicite« , « réunion sédicieuse« . On nous dit: « Les réunions publiques sont libres sous conditions: les clubs interdits ; les réunions ne peuvent être tenues sur la voie publique. Réunions électorales : ne peuvent y assister que les électeurs de la circonscription ; elles ne peuvent se prolonger quejusqu'à l'heure fixée pour la fermeture des établissements publics. Chaque réunion doit avoir un burreau composé de trois personnes, responsables des infractions aux prescriptions suivantes: interdire tout discours contraire à l'ordre public. Un fonctionnaire de l'ordre administratif ou judiciaire peut être délégué par le préfet pour assister à la réunion : il choisi sa place. »
Est qualifié de « complot contre l'autorité de l'État l'attentat dont le but aura été de changer le régime constitutionnel ; il y a complot dès que la résolution d'agir est concertée entre deux personnes« . »Seront dissoutes toutes les associations qui auraient pour but d'attenter par la force à la forme républicaine de gouvernement, ou de faire échec au rétablissement de la légalité républicaine« . »Cris et chants séditieux proférés dans les lieux de réunion publics seront punis« . « Seront punies comme réunion de rebelles celles formées sans armes et accompagnées de menaces contre l'autorité administrative ou contre la force publique« . « Porter atteinte à l'autorité de la justice ou à son indépendance sera puni« . «  l'association de malfaiteurs est l'entente établie dans le but de préparé des crimes contre les personnes ou les propriétés, quelle que soit la durée ou le nombre de l'association, et cette entente n'exige pas le dessein spécialement formé de commettre un crime (!) ».
Est attentat la « Coalition de fonctionnaires concertant des mesures contres l'éxecutions des lois ou contre l'ordre du gouvernement ; les fonctionnaires qui auront arrêté de donner des démissions dont l'objet serait d'empêcher l'accomplissement d'un service, seront coupables de forfaitures« . La «  démoralisation de l'armée est atteinte à la défense nationale« .

Manifestation
Sont soumis à « obligation d'une déclaration préalable tous cortèges, défilés, rassemblements; la déclaration indique le but de la manifestation, le lieu, la date, l'heure, l'itinéraire. Si l'autorité estime que la manifestation est de nature à troubler l'ordre public, elle l'interdit« . « Sera punie toute provocation à un attroupement non armé, soit par discours, soit par écrits« . « Est interdit sur la voie publique ou dans un lieu public tout attroupement non armé qui pourrait troubler la tranquillité publique« . Sera puni qui « provoque à un rassemblement ayant pour objet la remise de pétitions aux assemblées parlementaires« . Est punie la « résistance, désobéissance ou autre manquements (!) envers l'autorité publique« . Il y a « crime de résistance envers la force publique » à « détourner les militaires de leurs devoirs et de l'obéissance qu'ils doivent à leurs chefs« . Il y a « crime de mouvement insurecctionnel: aider à faire des barricades, empêcher la réunion de la force publique, désarmement de la force publique« .

Expression

Le peuple étant privé de liberté et de lumières, l'asociation qui pourrait y remédier, si elle ne travaille pas à consolider le despotisme démocratique étant immédiatement qualifiée d'association de malfaiteurs, « société secrète », « menées anarchistes à réprimer », le régime arrive à son but. Il se glorifie alors de ce que le cher monde libre accorde à tous le « droit d'expression« . Or, non seulement le système fait en sorte que nulle parole puisse se traduire en action mais « l'expression » même est conduite à se refermer dans la pure liberté de conscience muette, qu'il n'est au pouvoir d'aucune dictature d'interdire ! La pensée purement passive et personnelle, dès qu'elle tente de devenir active et collective, doit prendre les formes perverses prévues par le régime.

L'Homme
L'individu privé, isolé, se trouve contraint à l'autocensure. Si sa pensée secrète contient un mécontentement, s'il s'aventure à « exprimer » effectivement ce dernier, il tombe immédiatement sous le coup: s'il sagit de particuliers, de « diffamation » ou « injure » et s'il s'agit de l'autorité publique « d'outrage ». « L'auteur d'outrages envers les dépositaires de l'autorité et de la force publique, par paroles, gestes (!!), écrits ou dessins, non rendus publics (!!), visant tout officier ministériel ou agent de la force publique, sera puni« . Tout ceci ne peut évidemment que pousser à bout le pauvre particulier, à l'engager dans les « voies de faits » et se voir traiter de « forcené« .

Le Citoyen
Le même individu absolument isolé se trouve appelé à faire « acte de citoyen » dans le « secret de l'isoloir« , non plus contraint à l'autocensure cette fois, mais en pouvant se féliciter maintenant de pouvoir plébisciter le système de façon « franche et massive« ! S'il se trouve mécontent ensuite, n'est-ce pas lui qui est censé l'avoir voullu ?! D'ailleurs l'affichage tombe immédiatement sous le coup de « dégradation de monuments« ; il est « interdit de distribuer des documents le jour du scrutin« ; et « seront punis ceux qui auront déterminé un (!)électeur à s'abstenir de voter « .

Extrait de L'Indigène et le Plébiscite (mai 1995)
Freddy Malot

Vous pouvez débattre de cet article sur leur forum

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2 Réponses to “”

  1. Gras said

    ce blog est vraimeny riche de sens et j’ime beaucoup

  2. Gras said

    juste un petit commentairre pour te dire que c’est tres agreable de lire ton bklog,:)

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